Galerie

À la découverte de Saphir Taïder

Âgé de 19 ans, Saphir Taïder le frère de Nabil (ex-Toulouse et Lorient) est l’une des 2 pépites grenobloises de la génération 1992 avec Atila Turan. Et cet hiver, il a décidé de refuser les « grosses sommes » proposées par la Fiorentina pour rester s’aguerrir à Grenoble. « J’ai le temps pour partir à l’étranger ». Courageux et rare dans le milieu.
Du coup, après une saison d’apprentissage de Ligue 2 (23 matches), il devrait faire les beaux jours de Saint-Étienne l’an prochain. Supporters verts, croyez-moi, c’est mieux qu’Aubameyang et Alonso…
Saphir revient sur l’épisode italien, sur son parcours et ses perspectives pour le futur :

C Mon Foot : (Saphir est en train de regarder la rencontre Bordeaux-Saint-Étienne en ce dimanche après-midi) Bonjour Saphir, tu regardes jouer Saint-Étienne, ton futur club ?
Saphir Taïder : J’espère même si rien n’est officiel et que le mercato n’est pas encore ouvert. Pour le moment, nous sommes en discussion mais aucun accord définitif n’a encore été trouvé.

Raconte-nous ton parcours avant d’arriver à Grenoble, toi qui est né à Castres…
J’ai grandi a Castres et commencé le foot à 6 ans, puis intégré le centre de pré-formation de Castelmaurou (qui a vu passer entre autres Gaël Clichy et Philippe Mexès). Ensuite, j’ai rejoint  les 14 ans fédéraux de l’US Albi.  À 15 ans, Marseille souhaitait me faire venir mais Grenoble était le choix le plus sage. J’ai donc fait ma formation au GF38 avant de débuter en Ligue 1 comme titulaire au Vélodrome (défaite 2-0) l’an dernier à 18 ans !

Qu’en est-il du TFC, club où a été formé Nabil, ton frère  ?
Nous étions en contact mais rien de plus.

La Ligue 2, c’est galère pour un milieu offensif et jeune, non ?
Il y a  plus facile pour commencer vu la difficulté dans laquelle nous sommes (derniers, 4 points de retard sur le premier non-relégable).  On ne peut pas s’exprimer complètement  ni prendre énormément de plaisir. Mais ça me sert d’apprentissage ! J’apprends beaucoup, notamment au niveau des déplacements,  à jouer au foot sans forcément avoir le ballon dans les pieds. À 18 ans ans, une saison pleine en Ligue 2, c’est quand même différent d’une saison de CFA.

Physiquement aussi, tu as dû t’endurcir ?
Oui, également. Il y a beaucoup de duels ! J’ai encore pleins de choses à apprendre,  je pense avoir encore une bonne marge de progression.

Revenons maintenant sur cet épisode l’hiver dernier : la Fiorentina est d’accord avec Grenoble. Il te reste plus qu’à signer, c’est ça ?
Oui. Cela a fait couler beaucoup d’encre. J’ai beaucoup réfléchi à tête reposée et en ai parlé autour de moi, surtout avec mon grand frère Nabil. La meilleure chose était de rester et de continuer ma progression en France et de surtout faire une saison complète chez les pros avant de voir son avenir ailleurs.

J’imagine que tu as vu le contrat que te proposaient les Italiens…
Oui, ce ne sont pas du tout les mêmes sommes qu’en France

Dix fois plus ?
Pas 10 fois, mais de très grosses sommes…

Ils ont lâché l’affaire du coup ou sont-ils encore chauds pour te faire signer cet été ?
Je ne ferme la porte à personne mais je ne sais pas car j’ai refusé cet hiver… Je voulais aider le club jusqu’à la fin de la saison et progresser ici. Maintenant tout est possible dans le foot…

Serais-tu prêt pour l’étranger maintenant ?
Oui bien sûr.  Cela donne envie.

Quelles sont tes ressemblances dans le jeu avec ton frère, Nabil ?
Techniquement, on se ressemble et puis au niveau des efforts on est très généreux.

Quelle qualité voudrais-tu lui piquer ?
Je suis droitier donc j’aurais bien aimé avoir son pied gauche !

Lequel de ses défauts ne voudrais-tu pas avoir ?
Les mauvais choix de carrière qu’il a pu faire (il est sans club depuis cet hiver).

Parle-moi un peu de la génération U19 qui va à l’Euro en fin de saison. Peux-tu me présenter certains de tes potes qui représenteront les petits Bleus ?
OK, je vais commencer par Atila (Turan, son  coéquipier à Grenoble).  Je le connais depuis 4 ans, on s’entend super bien dans la vie et  sur le terrain. Il a un bel avenir devant lui. Abdoulaye Diallo (Rennes) est un gardien très costaud, ensuite Darnel Situ (Lens) est un super défenseur, mature ds le jeu. Sega Keita (Troyes) est un milieu offensif de couloir moderne : rapide puissant. Je parlerai aussi de Dennis Appiah (Monaco) : nous évoluons ensemble à Castelmaurou; il est le joueur le plus rigoureux que j’ai pu connaître !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s