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« Furiani, 20 ans », devoir de mémoire

Putain, 20 ans  ! Le 5 mai 1992, « la tribune Nord du stade Armand-Cesari, à Furiani, érigée à la hâte en faisant fi des règles de sécurité les plus élémentaires au nom du seul profit, cédait sous le poids de milliers de spectateurs fanatisés à l’heure du journal télévisé de la première chaîne« . 20h20 soit 10 minutes avant le coup d’envoi de la demi-finale de coupe de France Bastia-Marseille.

La section Provence de L’Union des Journalistes de Sport en France (UJSF) a eu l’excellente idée de d’écrire ce livre à but caritatif dont les bénéfices sont destinés à l’achat de lits médicalisés pour des hôpitaux de Marseille et de Corse. Franchement, combien de personnes de moins de 30 ans savent ce qu’il s’est véritablement passé ? Jusqu’à cette année et l’énorme mobilisation du collectif des victimes dont le cri a (enfin) été entendu par la FFF… Avant cela, Lyon (en 2008) et Marseille (en 2010) avaient célébré leur titre de champion de France un 5 mai

Cette tribune avait « 100% de chances de s’effondrer » dira le rapport d’expertise. Elle fera 18 morts et 2357 blessés. Cet ouvrage recueille le témoignage de la majorité des familles des victimes, des journalistes rescapés et de ceux qui devaient être les acteurs sportifs de l’événement et se sont transformés en sauveteurs lors de cette « scène d’apocalypse ».

Les journalistes ont payé un lourd tribut ce soir-là étant perchés au plus haut de cette tribune Nord, soit 17 mètres de haut, le vide derrière leurs pupitres. Ils perdront 2 des leurs (Jean-Baptiste Dumas et Pierre-Jean Giudicelli) et compteront bon nombre de miraculés (Vincent Alix, Jean-Marie Lanoë, Philippe Broussard, Hélène Foxonet, Gilles Verdez ou Avy Assouly pour les plus connus). Ce dernier avait d’ailleurs déclaré lors de sa prise d’antenne sur Radio France : « Bonsoir mesdames et messieurs, nous sommes mal assis, cernés par la foule, installés très haut, j’ai l’impression que tout bouge, d’être sur un bateau […] J’espère, les amis, que je serai encore là à la fin du match ! »

A l’arrivée, les peines (maximum 2 ans de prison) ont été jugées bien faiblardes par les familles des victime et, surtout, la FFF et son président de l’époque Jean Fournet-Fayard ont été relaxés.  Celui-ci a depuis été rebaptisé « Jean Fournet-Fuyard » après ses déclarations plus que maladroites sur place. « Nous avions toutes les autorisations » avait-il notamment déclaré.

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