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He is still standing!

ImstillstandingNous vous avions déjà relayé la première interview donnée par Fabrice Muamba, l’ancien joueur de Bolton, au Sun.

Vous trouverez ici un résumé accéléré de son livre, paru en fin d’année dernière, dans lequel il revient notamment sur le miracle de White Hart Lane en mars dernier et sur son parcours. Un grand monsieur !

Fabrice naît au Congo en 1988 d’une union entre Christine  et Marcel, l’un des plus proches conseillers du président Mobutu, au pouvoir de 1967 à 1997. Ecole privée, éducation haut standing, le petit ne manque de rien. Mais, au milieu des années 1990, Laurent-Désiré Kabila veut renverser le gouvernement en place et tout ce qui touche de près ou de loin à l’entourage de Joseph-Désiré Mobutu devient persona non grata. Le père doit quitter le pays, le fils va suivre alors que la maman reste au Congo…

La terre d’accueil des Muamba s’appelle l’Angleterre, Londres plus précisément. Déraciné, l’enfant a alors 11 ans, froid et ne parle pas un mot d’anglais. Petit-à-petit, il va s’adapter et sa rencontre avec un certain Rashid, écolier Sierra-Léonais va changer sa vie. Car, celui qui aurait pu être l’héritier de Mohamed Kallon évolue au centre de formation d’Arsenal.

Intégré par son pote, Fabrice va harceler Steve Bould pour s’entraîner une fois, deux fois, puis venir tous les jours chez les Baby Gunners. Tiens, Baby Gunners, ce n’est pas déjà l’appellation de l’équipe première des Londoniens ? Pardon, on s’égare. Essai de 6 semaines concluant puis contrat stagiaire à la clé : £90 par semaine plus £6 de prime de victoire, carte de transports zones 1 à 6, l’aspirant est aux anges !

Johan Djourou, Justin Hoyte, Quincy Owusu-Abeyie et Nicklas Bendner sont ses collègues de promotion. Il y rencontre, entre autres, son idole Patrick Vieira : « Je me détendais dans la piscine après une rencontre et lui sortait de l’entraînement. Impossible de placer le moindre mot ! Lui me dit qu’il a entendu parler de moi. Patrick Vieira himself me connaît ! C’est à ce moment que débarque Thierry Henry : « alors, je vois que les jumeaux ont fini par se rencontrer » glisse-t-il. Je suis juste super gêné ! »

Le numéro 44 fait ses premières apparitions en Carling Cup, ce qui lui permet de  décrocher un contrat professionnel de 2 ans à £700 la semaine et £20 000 de prime à la signature ! Mais bon, dur de percer à Arsenal lors de la saison 2005-2006, surtout lorsque l’on a 18 ans. Birmingham (équivalent de la Ligue 2) l’accueille dans ses rangs sous forme de prêt, tout comme ses potes Bendner et Larsson; puis définitivement, suite à l’accession à la Premier League : £10 000 par semaine et £2500 à chaque apparition !

Découverte de la Premier League où il fait connaissance avec Claude Makélélé sur un corner défensif (!) avant que le Français ne l’invite à faire plus ample connaissance par la suite. La sélection espoir anglaise lui ouvre ses bras avec notamment la finale de l’Euro perdue face à l’Allemagne de Mezüt Ozil.

Vient ensuite Bolton à partir de la saisons 2008-2009, un transfert de plus de £5 millions et la découverte d’El-Hadji Diouf qui, après la toute première poignée de main, se présentera à lui comme « le meilleur joueur de l’équipe ». Rien de surprenant en fait. L’international espoir anglais enchaîne les matchs, devient un joueur important des Wanderers commence à se faire un nom en Premier League (5 saisons et 166 matchs disputés). Ses tests physiques sont très bons, rien ne laisse présager ce 17 mars 2012…

Malaise cardiaque à Tottenham le laissant mort pendant 78 minutes. Il se réveillera quelques jours plus tard au Chest Hospital de Londres sans aucune séquelle mentale où sa rééducation se « limite » à régler des problèmes de rein et réapprendre à marcher . Au total moins d’1 mois jour pour jour d’hospitalisation !

« Je suis conscient que j’aurais pu être dans un tout autre état aujourd’hui. Une seconde chance m’est offerte, je ne veux ressentir aucune amertume et être un bon père, un bon mari et un bon fils.  Tous les joueurs prennent leur retraite à un moment ou un autre. La mienne est plus tôt, c’est tout. Le foot m’a déjà donné bien davantage que ce que j’aurais pu imaginer. »

Revenir au Reebok Stadium de Bolton lors d’un Bolton-Tottenham acclamé par les supporters des 2 camps, voir Messi s’échauffer avec un t-shirt à son nom, recevoir des milliers de messages de soutien de la planète foot sur Twitter, un texto d’encouragement de David Beckham, recevoir la visite de Thierry Henry à l’hôpital venu faire l’aller-retour de New York (même si Fabrice dormait), de Robert Pirès, donner le coup d’envoi d’un match des légendes du Real Madrid, parler avec Zidane, Figo, Mourinho,… Ces moments aussi sont gravés dans sa mémoire !

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