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Tino Costa : « Presque plus Français qu’Argentin ! »

tinocostaLe Franco-Argentin Tino Costa (29 ans), aujourd’hui au Spartak Moscou, revient sur  sa carrière qui a débuté en … Guadeloupe, s’est poursuivi en National, Ligue 2 et enfin la Ligue 1, la Ligue des Champions et la sélection nationale. Mais laquelle ?

C Mon Foot : Bonjour Tino, comment se passe ta nouvelle vie en Russie ?
Tino Costa : Bien, je vis une nouvelle expérience, complètement différente de la France et l’Espagne, mais le Spartak est un grand club.  Nous sommes troisièmes du championnat, à un point du leader, le Zénith et encore en course en coupe de Russie.

Le football russe te convient-il ?
C’est un football beaucoup plus agressif, on court beaucoup plus. Mais c’est moi qui ai fait ce choix. Après Valence, j’aurais pu rester en Espagne ou revenir en France mais je ne le regrette pas. Je m’entends très bien avec le coach (Valery Karpin) qui a une culture espagnole étant donné son passé de joueur, on s’entraîne beaucoup avec le ballon, on a beaucoup de joueurs qui parlent espagnol (Jurado, Ebert), de Sud-américains (Barrios, Romulo, Rafael Carioca, Joao Carlos). Il y a un bon groupe, je me plais ici.

Revenons un peu sur ton enfance où tu passes de l’Argentine à… La Guadeloupe !
Oui, à l’âge de 15 ans, je rejoins la Guadeloupe via une personne de confiance qui aujourd’hui est mon agent. J’arrive tout seul avec mon sac à dos sans parler un mot de français ! C’était très dur au début mais cette expérience m’a fait grandir plus vite. Je me rends compte aujourd’hui que cela m’a beaucoup aidé. La famille Morose qui m’a accueilli est devenue ma deuxième famille. Je compte aller les voir au mois de mai d’ailleurs. Sur le plan sportif, je passe trois années là-bas où j’évolue en DH (au Racing de Basse-Terre).

Et ensuite, tu effectues un tour de France du National…
Oui, le Racing de Paris d’abord où je reste un an à cause de problèmes d’argent. Nous finissons 5èmes de National, pour moi c’était énorme, ça n’a rien à voir avec la DH de Guadeloupe ! Je me retrouve sans club encore une fois mais, à la dernière minute, je reçois un appel du président de Pau où je suis resté 2 ans, mais nous luttions pour le maintien en National. Puis vint Sète qui venait de descendre de Ligue 2 mais avait conservé sont statut professionnel. Sur le plan financier, c’était déjà mieux.

Tu n’es toujours pas professionnel à ce moment-là ?
Non, à chaque fois, je signais un contrat fédéral. On manque d’un rien la montée en Ligue 2 et je suis élu meilleure joueur de National (saison 2007-2008) et clubs de Ligue 2 frappent à la porte. Je rejoins Montpellier et je signe mon premier contrat professionnel ! On réalise, sous les ordres de Rolland Courbis, une année incroyable, et monte en Ligue 1 ! C’est l’une des plus belles choses que me soit arrivé dans le football !

Tu inscris d’ailleurs le but de la montée sur le dernier match à la Mosson face à Strasbourg…
On jouait tout sur ce match, Strasbourg pouvait se contenter d’un nul, nous, nous devions absolument gagner (ndlr : victoire 2-1, but et passe décisive de Costa, voir vidéo ci-dessous). Toute notre saison avait été extraordinaire. Rolland Courbis a été l’un des entraîneurs-clé de ma carrière, il m’a appris beaucoup de choses. La saison suivante en Ligue 1 a été terrible aussi, on finit en Europa League !


C’est dommage de ne pas avoir été champion de France avec eux, non ?

J’étais très heureux pour eux, j’aurais bien aimé partager ce moment avec eux aussi, c’est vrai ! Montpellier m’a tellement donné ! Mais je n’ai pas de regret dans ma carrière, tout ce que j’ai, je l’ai choisi et j’ai lutté pour l’avoir. Bon, je n’ai pas joué au Barça ou à Paris mais je suis très fier de mon parcours. J’ai passé 3 ans àValence, joué un 8ème de finale de Ligue des Champions, aujourd’hui je suis dans un grand club en Russie, malheureusement pas très connu mondialement et j’ai connu la sélection argentine !

Combien de sélections comptes-tu ? Les statistiques diffèrent…
3 sélections : 2 sous les ordres de Baptista et 1 avec Sabella, l’actuel sélectionneur. Je n’ai pas eu plus d’opportunités.

Tu n’as joué que des matchs amicaux donc tu restes sélectionnable avec l’équipe de France !
Oui. Les médias en ont parlé à moment donné. Le sélectionneur a peut-être réfléchi. J’étais titulaire dans l’une des plus grandes équipes d’Espagne, jouais la Ligue des Champions donc je n’étais pas loin du niveau exigé je pense. Je ne parle pas d’être titulaire mais au moins faire partie du groupe. Mais ça ne s’est pas fait, c’est peut-être quelque chose qui m’a manqué, faire une compétition internationale avec une sélection… Mais on ne peut pas tout avoir !

Tu te sens davantage Argentin ou Français du coup ?
Je suis arrivé à 15 ans sur le territoire français, donc j’ai quasiment plus vécu en France qu’en Argentine. C’est un pays qui m’a tout donné et où j’ai passé les meilleures années de ma vie. D’ailleurs ma copine est française. Je ne fais aucune différence entre les 2 pays.

Et la Coupe du Monde, tu y crois ?
C’est mort. Je n’ai été convoqué qu’une seule fois, le groupe argentin est fait, c’est très clair dans ma tête.

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